La rechute survient souvent à la suite d'un événement traumatisant, d'une période de stress ou d'une fête arrosée : on oublie son passé de fumeur et les désagréments que cela impliquait parce que l'on se sent bien.
Dans un tel cas, ne culpabilisez pas et surtout ne vous découragez pas : chaque nouvelle tentative est un pas de plus vers le succès.
Les rechutes les plus fréquentes sont en général liées à :
- La perte de motivation ou souvenir du plaisir (16 %).
La perte de motivation est une cause que l'on retrouve surtout chez des sujets où l'arrêt n'était pas rigoureusement un choix personnel, mais au moins en partie imposé par l'extérieur.
- Un événement douloureux (16 %).
Chômage, séparation, deuil, maladie grave d'un enfant, etc. ; l'annonce est toujours brutale et l'envie de fumer peut resurgir quasi immédiatement, car l'ex-fumeur a gardé le souvenir du soulagement très rapide que pouvait apporter la cigarette dans des états identiques.
- Un environnement convivial (16 %).
A l'inverse des émotions négatives, les sensations positives peuvent être également à l'origine de la reprise de la cigarette.
La cause la plue connue et traditionnelle des rechutes est la situation agréable, l'événement heureux, la fête amicale ou familiale, l'atmosphère de convivialité accompagnée de boissons alcoolisées, de café et des fumeurs alentours.
- Les états dépressifs (16 %).
Ils doivent être différenciés de l'humeur dépressive qui fait partie des symptômes de sevrage, en particulier lorsque la dépendance physique est importante.
La situation la plus fréquente est celle d'un trouble psychologique ancien mais latent et méconnu.
- La prise de poids (15 %).
Lorsqu'elle devient trop importante et surtout lorsqu'elle est mal tolérée psychologiquement, elle est une cause fréquente de rechutes, surtout chez les femmes.
La reprise de la cigarette est alors un acte délibéré, alors même qu'il n'y a aucune envie réelle de fumer.
- Stress (13 %).
Les situations de "stress" prolongées, avec des difficultés professionnelles ou familiales, des contrariétés ou des soucis peuvent conduire l'ex fumeur à "craquer".
- La persistance ou reprise de la dépendance physique (8%).
Une dépendance physique persistante s'observe essentiellement dans les premiers mois, principalement en cas de traitement nicotinique à doses insuffisantes et surtout si celui-ci a été arrêté trop précocement.
La dépendance physique peut réapparaître des mois, voire des années plus tard, à la suite d'un contact même bref et transitoire avec la nicotine : 1 seule cigarette ou un séjour de plusieurs heures dans une atmosphère enfumée peut suffire à faire réapparaître le besoin physique.
N'oubliez pas que les rechutes sont fréquentes et normales. En insistant, vous trouverez votre propre solution pour vous arrêter définitivement.
Source : Lagrue G., Arrêter de fumer ? Paris, Editions Odile Jacob, 2000.